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Saint-John Perse (1887-1901)

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Veritseger
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MessageSujet: Saint-John Perse (1887-1901)   Mer 4 Juin - 15:23

Je viens tout juste de le découvrir en cours de français, et c'est à voir... Très belle prose^^

Très beau site qui lui est consacré: http://www.sjperse.org/


Chanson


Mon cheval arrêté sous l'arbre plein de tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu'il n'est promesses à leurs rives que tiennent tous ces fleuves. Feuilles vivantes au matin sont à l'image de la gloire)...

Et ce n'est point qu'un homme ne soit triste, mais se levant avant le jour et se tenant avec prudence dans le commerce d'un vieil arbre,
appuyé du menton à la dernière étoile,
il voit au fond du ciel de grandes choses pures qui tournent au plaisir.

Mon cheval arrêté sous l'arbre qui roucoule, je siffle un sifflement plus pur...
Et paix à ceux qui vont mourir, qui n'ont point vu ce jour.
Mais de mon frère le poète, on a eu des nouvelles. Il a écrit encore une chose très douce. Et quelques-uns en eurent connaissance.
_________________
Là où le silence et la solitude
Croisent la nuit et le froid,
J'attendis comme on attend en vain,
Si net et si précis était le vide.

Sophia de Mello Breyner
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isidore



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Messages : 24
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MessageSujet: Re: Saint-John Perse (1887-1901)   Mer 4 Juin - 19:08

Chère Veritseger,

s'il s'agit du Saint-John Perse que je connais, il est décédé en 1975.
C'est un des plus grands poètes du XX° siècle:

Midi, ses fauves, ses famines, et l'An de mer à son plus haut sur latable des eaux..
- Quelles filles noires et sanglantes vont sur les sables violents longeant l'effacement des choses ?
Midi, son peuple, ses lois fortes.. L'oiseau plus vaste sur son erre voit l'homme libre de son compte, à la limite de son bien.
Mais notre front n'est point sans or. Et victorieuses encore de la nuit sont nos montures écarlates.

Ainsi les Cavaliers en armes, à bout de Continents, font au bord des falaises le tour des péninsules.
- Midi, ses forges, son grand ordre..Les promontoires ailés s'ouvrent au loin leur voie d'écume bleuissante.
Les temples brillent de tout leur sel. Les dieux s'éveillent dans le quartz.
Et l'homme de vigie, là-haut, parmi ses ocres, ses craies fauves, sonne midi le rouge dans sa corne de fer.

Midi, sa foudre, ses présages; Midi, ses fauves au forum, et son cri de pygargue sur les rades désertes!..
- Nous qui mourrons peut-être un jour disons l'homme immortel au foyer de l'instant.
L'Usurpateur se lève sur sa chaise d'ivoire. L'amant se lave de ses nuits.
Et l'homme au masque d'or se dévêt de son or en l'honneur de la mer.
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Saint-John Perse (1887-1901)

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