OCEANUS
Sometimes I stand upon the shore
Where troubles vault their effluence pour,
And troubled waters sigh and shriek
Of secrets that they dare not speak.
From nameless valleys far below,
And hills and plains no man know,
The mystic swells and sullen surges
Hint like accursed thaumaturges
A thousand horrors, big with awe,
That long-forgotten ages saw.
O salt, salt winds that bleakly sweep
Across the barren heaving deep ;
O wild wan waves, that call to mind
The chaos Earth hath left behind :
Of you I ask one thing alone ;
Leave, leave your ancient lore unknown !
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Parfois, je me tiens sur le rivage
Où les peines déversent leur émanation,
Les eaux agitées soupirent et crient
Murmurant des secrets qu'elles n'osent prononcer.
Venant de vallées sans nom, loin dans les profondeurs,
De collines et de plaines qu'aucun homme ne saurait connaître,
La houle mystérieuse et les vagues maussades
Suggèrent, tels des thaumaturges exécrés,
Un millier d'horreurs, grandes en épouvante,
Contemplées par des ères depuis longtemps oubliées.
Ô vent chargés de sel qui parcourez tristement
Les régions abyssales et nues ;
Ô larmes courroucées et blafardes qui rappelez
Le chaos que la Terre a laissé derrière elle ;
Je ne vous demande qu'une seule chose :
Laissez à jamais inconnu votre antique savoir !
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Là où le silence et la solitude
Croisent la nuit et le froid,
J'attendis comme on attend en vain,
Si net et si précis était le vide.
Sophia de Mello Breyner