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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Espoir Sam 1 Déc - 19:22 | |
| Ecoute donc mes confessions A fleur d’eau a fleur de peau De pair a pair donc sans raison Qu’avais-je alors vu de si beau ?
J’ai passé beaucoup trop de temps A écrire ton nom avec mon sang Je ne suis rien sans toi Tu es trop loin quand tu n’es pas là Je suis trop loin quand tu es là
Comment savoir ce qui ce passe ? Ce n’est qu’une longue torture Pourtant tu n’es pas dans une impasse Alors qu’importe ce que j’endure
Une fleur parmi tant de fleurs En me baissant pour la cueillir Une épine pour me prévenir Que c’est un autre qui attend ton heure
J’ai passé beaucoup trop de temps A écrire ton nom avec mon sang A fleur de peau a fleur d’eau A te hurler non sans écho
Notre destin me fait sourire Le lancer de dé n’est pas faussé Est-ce le meilleur ou le pire Que tu n’a pas choisi d’aimer ?
Tes déceptions sont les miennes Que je te déçoive nourrit ma peine Jamais n’existera la haine C’est en bateau que tu me mène
Te voir sourire est un cadeau Te voir souffrir est un fardeau Et j’ai toujours fais pour toi Beaucoup plus que tu ne crois
Noirs sont certains moments Et d’autres magnifiquement clairs Tout de lumière et de néant C’est un dédale où je me perd
Une chance m’avait été donnée De nouveaux visages a contempler Je suis resté fixé prisonnier De celui qui sculptera mes pensées
Las ! l’espoir ne dure qu’un temps L’euphorie aussi Voici venu l’instant de dire adieu Au doux rêve qui se finit
Je ne veux rien prouver Je ne veux rien démontrer Surtout ne pas t’oublier Avant-goût d’éternité Après la dure réalité
Tout s’écroule autour moi Il ne reste plus que ruine De l’être que je fus autrefois Et seul l’étincelle m’anime
Je n’ai jamais voulu t’imposer de choix Mais ça tu l’a compris avant moi Au dessus se porte ton regard Cruels sont les jeux du hasard
Comment en vouloir à quelqu’un C’est à la roulette que l’on joue Nouveaux visages nouveaux matins Et l’on retente sa chance comme des fous
Externe à mes joies Interne à mes souffrances Un narcisse pour la foi Avant le noir à outrance Voilà une bien morne existence
Les automatismes quotidiens Ne font plus que me lasser Chaque fois que tes yeux croisent les miens Pourtant s’entend l’ange passer
Je tangue dangereusement Tel un navire près à couler L’abysse m’attire comme un aimant Même plus mes yeux pour les pleurer
Je te déteste pourtant De quel droit pourrais tu alors Me reprocher d’être méchant ? Même si ce que tu touches est d’or
Je m’enlise dans ses sables mouvants L’air me manque plus que les mots Noyé et laissé mourant Les phrases m’échappent même plus d’écho
Je touche du pied le fond des choses Les perspectives sont si sombres La voie se trouble à l’œil morose Sous mes pas s’étendent les ombres C’est donc en moi qu’il pleut des trombes Le jour où je ne t’aimerais plus, ma rose sera gravé sur ma tombe
Dernière édition par le Dim 6 Jan - 16:43, édité 1 fois |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: J'y échappe Sam 1 Déc - 19:23 | |
| Je te crierai toute ma vie Ça fera une chanson triste Personne ne m’a jamais dit « La bonne nouvelle c’est que t’existes »
Je me cache derrière des fenêtres Je vois de haut pour une fois Mes yeux ne laissent toujours paraitre Que ce que l’on voit d’en bas
Dans les intestins de la cité De soupirail en soupirs Je me traine sans m’arrêter Pendant que vos jours s’empirent…
J’y échappe |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: on les entend Sam 1 Déc - 19:24 | |
| On les entend d’ici La marche de l’idée Se rapproche Comme un fleuve qui s’entend d’ici Aux brumes des quartiers Et se rapproche Grandissant, dévastant Un ordre établi de force Des dizaines, des centaines Des milliers de battements Les cœurs fusionnent Battent le sol en cadence Les corps essoufflés Les autres brisés enjambés En vitesse Sous le poids de l’idée Portés tous par le souffle Du grand changement. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Histoires sans queue ni tête... Sam 1 Déc - 19:26 | |
| Gueules d’acide Grandes apparitions Cris qui résonnent Heure de revanche A portée de main Comme la voix Comme la lame Comme le suc du désir
Détraqués bienfaisants Mortelles rayures Capitale des cordes Murailles et discours Ciel égal à partager Entres tous les écorchés Prestations de poings Pour l’œil du bas
Posture insaisissable Mains dans le corps Fusion vers les différences Fiction soluble et dissolue Fond de gravier Mon petit jardin diminue Sous les coupures difformes
Ville de demi Ville d’anti Ville d’hommes
Solaire et malsain Un brin radical Imagine le vide tranquille Crime solitaire Idée rassasiée Dans le chaos de sa tête Et la clé du code parmi ses mots… |
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grmin

 Inscrit le : 27 Juil 2007 Messages : 63 Localisation : ici ou ailleurs, jadis ou naguère, maintenant ou jamais ? alors jamais !
| Sujet: Re: Poèmes Mar 4 Déc - 10:31 | |
| Un tsunami d'émotions qui ne laisse sur son passage qu'un chaos de désespoir à l'état brut .... _________________
 Ellenwen powa ^^ |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: merci Mer 5 Déc - 16:37 | |
| alors ça c'est très gentil...merci beaucoup !!
NOTE : par rapport aux poèmes que je publie, ils proviennent presque tous de réserves faites depuis longtemps (voilà pourquoi il y en a tant !!). Et je crois bien être arrivé au bout de cette réserve...tout ce qui va suivre est donc très récent. Voilà !! |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Tissu de mensonges Jeu 6 Déc - 17:42 | |
| Tissu de mensonges
J’ai une corde sensible Tire et casse-la Ecoute la musique qui en sort Comme un fracas inaudible Aux échos bien plus forts Que la main qui la brisa
J’ai une corde tendue Fragile et nerveuse Un crin de brouillard Que je ne tisse plus Car il n’est pas trop tard Pour une fin heureuse
J’ai une corde reliant Deux pays opposés Un pont étroit et long Ardu à franchir quand Dans la pluie de plomb S’abattent les corps tués
J’ai une corde d’arc Qui fait chanter le trait Et transperce le grand air Et sur la peau des marques Sanglantes apparaissaient Quand je lâchais la corde meurtrière
Je suis tissé de fils Cousus profondément Attachant toutes mes parties Assemblage difficile Dans une chair qui pourtant Ne demande que la vie. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: reflexion.. Jeu 6 Déc - 17:57 | |
| Pourquoi ne pas réfléchir un peu non pas sur le sens d'un long poème mais sur une phrase simple et porteuse de plusieurs sens ? Je sais qu'on a tous ce genre de phrase dans la tête mais qu'on ose pas toujours la publier.. Voilà une des miennes :
"Ce dernier plaisir m'achève" |
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grmin

 Inscrit le : 27 Juil 2007 Messages : 63 Localisation : ici ou ailleurs, jadis ou naguère, maintenant ou jamais ? alors jamais !
| Sujet: Re: Poèmes Lun 10 Déc - 11:54 | |
| Un poème n'est pas forcément long. Personnellement, je préfère les textes cours mais denses aux longues logorrhées qui déblatèrent pendant des heures pour ne rien dire. Bon, c'est peut-être pour justifier mon côté "fainéant" mais n'empêche, il y a là un peu de vrai quand même.
Pour en revenir à cette phrase (dont je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas la publier mais c'est un autre problème), je dirais qu'une autre formulation me semble pouvoir être : et mourir de plaisir _________________
 Ellenwen powa ^^ |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: réponse Mer 12 Déc - 16:56 | |
| En fait, pour moi, les différents sens de cette phrase sont opposés, d'où sa force secrète... Je m'explique : ce dernier plaisir m'achève, donc me tue, en finit avec moi, c'est un peu l'orgasme du pendu (passez-moi l'expression) ainsi il est vrai qu'il s'agit de mourir, de plaisir ou pas. Le deuxième sens et le plus beau selon moi, c'est que ce dernier plaisir m'achève...donc il me rend entier, il achève ma personne, il apporte la touche finale. Il s'agit ici de l'idée d'être entier uniquement pendant un plaisir intense, donc d'être épars et indécis le reste du temps. Quant au terme de dernier plaisir, je veux dire par là qu'on n'atteint peut-être la plénitude que très tard...le temps du dernier plaisir. Voilà pourquoi j'aime cette phrase, porteuse de 2 sens opposés. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Lointaine présence Mer 12 Déc - 16:58 | |
| Je me sens comme une lointaine, très lointaine présence... Un visage oublié, évaporé dans la multitude Je me sens impuissant face au monde Je suis simple et face à la complexité s'étend mon pauvre corps. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: parole Mer 12 Déc - 16:58 | |
| | Au delà des géants figés, s’étendent les landes mornes et ternies des pays belliqueux. Ces restes que tu contemple avidement, dans les positions meurtrières du combat, ont étés maudits par les Hommes depuis l’aube du monde où tu respires. Ils sont les généraux de la mort, et frappent en son nom du sceau de la guerre les frontières inutiles, que tu vois à l’horizon, gardées par les pantins du roi. Les Hommes ont maudit la guerre, qui dans son insolence leur enlevait leurs enfants. Par ici rien ne perdure, et seul le cours immuable du temps reste, balayant les contrées stériles de son souffle destructeur, effaçant pour le bien de tous les traces des batailles. Demain encore, la guerre frappera les villages, et dans une semaine, tout sera oublié. Alors, un père s’adressera à son fils, et prononcera les mêmes mots que tu entends aujourd’hui. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Re: Poèmes Mer 12 Déc - 16:59 | |
| Contre le vent, au travers du ciel une flèche enflammée perce les nuages et dans son trait de feu illumine le palais éteint.
Dans ma propre ombre S’ aspire le temps Moi l’accompagnant Sous les ponts effondrés. |
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grmin

 Inscrit le : 27 Juil 2007 Messages : 63 Localisation : ici ou ailleurs, jadis ou naguère, maintenant ou jamais ? alors jamais !
| Sujet: Re: Poèmes Jeu 13 Déc - 10:41 | |
| | Rafoufou a écrit: | | ce dernier plaisir m'achève...donc il me rend entier | Certes. Cependant, quelque chose qui est terminé est mort. Un cycliste qui n'avance pas tombe. Ce qui est fini n'évolue pas. La complétude, c'est le summum de l'entropie. L'homme complet n'a plus rien à vivre. Il n'a plus qu'à se coucher par terre et à invoquer la mort.
Finalement, ces deux sens ne sont pas tellement éloignés l'un de l'autre, en somme. _________________
 Ellenwen powa ^^ |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Lueurs Ven 21 Déc - 18:31 | |
| Lueurs rais de lumière éclairent mon esprit à travers les vitraux colorés les rayons se déforment par la pluie et le vent le fond de mon esprit reste dans l'ombre. |
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