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| Auteur | Message |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Poèmes Sam 10 Nov - 12:59 | |
| Espoir vertical
Nous tenons le bout du fil On n’ose pas le lâcher Ne serait-ce qu’une seconde Juste le temps de souffler
Un infime instant de clairvoyance Tout lâcher, retomber Pas de mains pour saisir la chance Adieu les corps éveillés…
Si je pouvais dormir je pourrais rêver Mais ils m’ont pris jusqu’à mon sommeil Passer du temps de l’autre côté Au lieu de grimper vers le Soleil
J’ai pris une corde qui pendait Parmi des milliers qui tombaient On monte, on ne sait pas où ça mène Vers des pays de violence reine…
Si je pouvais t’entendre, te parler Te projeter ce qui rôde dans ma tête Des racines à l’écorce égratignée On les caresse pour que tout s’arrête
Les limbes se blessent en nous regardant Nous, particules accrochées au néant On se persuade qu’il n’y a plus que dix mètres Moins que l’horizon ne laisse paraître…
On vit là suspendu sans ciel ni terre Abandonnés de toujours, sans repères Des voix filtrent à travers la pierre Qui résonnent comme des courants d’air
Je ne sens plus le froid sur ma peau Il y a bien longtemps que je l’ai perdue Le cri du vent, la morsure de l’eau Ne sont plus que souvenirs éperdus…
Nous dévorons cet espoir vertical.
Dernière édition par le Lun 3 Déc - 21:31, édité 1 fois |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Il se tient debout Sam 10 Nov - 13:00 | |
| Il se tient debout devant la porte close Au dessus de ses pensées Gravitent les étoiles roses Pendant des millier d’années
La passerelle le mène vers la porte Matière noir qui la compose Un flot galactique l’emporte Et c’est en vain qu’il s’oppose
La naissance l’attend La renaissance le prend Derrière la porte de nacre Se perpétue le destin de chaque âme Voici le temps du sacre Redeviendra-t-il homme ou femme ?
La poignée est lourde mais tourne Derrière l’attend comme à chaque fois La longue lumière sourde A ses cris empreints de paranoïa
Et voilà tout est reparti Pour que continue le cycle de la vie…
Dix fois cent fois mille fois Cent milliards de fois Durant l’éternité du l’univers A chaque fois une nouvelle vie Et a chaque fois tout se finit… |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Abysse Sam 10 Nov - 13:02 | |
| Abysse
D’une sombre énergie qui faisait palpiter l’air Où le manque d’oxygène faisait tourner la tête En nous tous la force et la sauvagerie d’une bête Quand nous sombrons dans les vapeurs d’éther De l’ennui lancinant qui nous pique et qui nous mord sans nous réveiller Dans la chute brutale de l'abysse claire et si connue de l’éternité
Croies-tu donc me vaincre à ce jeu où seuls les âmes peinées réussissent ? A cette question nulle réponse puisque c’est à un pâle reflet que je parle Une conversation creuse et noire Quand on s’adresse à son miroir
Puis-je t’offrir alors un ciel d’un vert saturé vers lequel nous tomberons Avec le sourire de la seconde joie sans jamais toucher le fond Sous les pas le pré rouge de la vérité occultée Entité cachée et sournoise qui nous déchire ? Alors pousse moi repousse moi de toute la force de ton ire Tant que nous tombons encore sans le sol opale sous nos pieds
Douce mélodie que notre voix dans les résonnances absentes de l’infini Sombrant par milliards la main tendue vers les lumières défendues Criant par la peur et la joie de mourir si vite sans notre vie finie Nous arrivons au terme d’un long voyage là les notions n’existent plus
Au fin fond de l’espace et des miroirs la réponse nous attend Cachée parmi les astres la lueur du diaphane mystère Des milliards de mains tendues a travers le temps Qui nous sépare encore de cette vierge terre
Toucher du bout du doigt la connaissance Lumières défendues Là où les notions du bien et du mal n’existent plus
Et ils brulèrent… Pauvres fous que cette humanité qui voulait savoir
Et de là-haut l’œil nous regarde
Expérience ratée
Dernière édition par le Mer 14 Nov - 21:15, édité 1 fois |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Evadés Sam 10 Nov - 13:02 | |
| Evadés
Evadés, fuyards Vipères lâchées Libérées, vampires Dans les ruines ardentes Vous semblez si fragiles Mais du fer liquide Vous mord dans le bras Quel étrange endroit Cathédrale de fourmis Sans cris Calme Paradis des monstres Loin de l’enfer des pourris Vous êtes dieux ici Les gouttes n’atteignent pas Vos lits, votre sol Souillé de guerres Les yeux insensibles au vert Question de point de vue Infiniment petit ou gigantesque Proche du paradis des pourris Morale torturée Fureur qui réchauffe Maintient en vie Peur de la lumière Sur le feu des haut-parleurs Vous êtes entourés de clôtures Pour votre bien Nous, Nous sommes protégés Du dégoût de ce monde parfait Laissez les mécontents de l’autre coté des routes Du mur Fracas des décollages Ils repartent vers des pays Qui n’existent plus Que sur les une de journaux Les parcs seront stériles Atmosphère sur commande Pluies sur les ruines Chaleur sur les toits C’est le cycle Depuis des siècles Et les colonnes des fumées noires Dépassent l’horizon Vers les pays qui n’existent plus Et tombent sur de gens qui n’existeront plus Pendant que les autres dorment Du sommeil des justes Et rêvent d’un univers affreux Où ils n’ont pas ce qu’ils veulent Ce n’est pourtant rien demander Fondations sapées Que ce toit qui penche Et écrase La cathédrale des fourmis Et les monstres qui la peuplent Devront-ils s’en aller ? Mais alors, qui puniras les méchants petits ?
Dernière édition par Rafoufou le Mer 14 Mai - 16:45, édité 1 fois |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: La tête dans un bocal Mer 14 Nov - 21:17 | |
| La tête dans un bocal Tu bois du verre pilé sur la musique Tu es comme moi Prisonnier du rythme Des battements On n’entend que ça La tête dans le bocal Dans la boite à musique Toujours plus ; la manivelle entre les dents Pour continuer le son Qui apaise du dehors. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Le cercle Mer 14 Nov - 21:17 | |
| Le cercle
Sur le bord des routes Loin battant le cœur enlevé lavé d'eau de pluie terne étranger sur ces terres encore palpitant Malmené éreinté
Les apparences fondantes voient de l'extérieur Nous
Dans le cercle de lumière A deux Cercle lumineux cercle vicieux Ils se dévorent entre eux
Et ceux qui sortent du cercle ont perdu. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: les dragons Mer 14 Nov - 21:18 | |
| Les dragons de l’inspiration m’assaillent Les collines de l’aurore baillent Il s’oppose aux angles des rues Et à la ligne de la vue…
C’est un sombre poète qui marche et marche Et crève… Le sillage de sa longue démarche Semé de rêves…
Il est venu me chercher, me cacher Dans sa cape de pensées Je veux qu’il me prenne parce qu’il le faut Sans cette partie de dés je ne supporte plus mes maux…
Il passe de fêtes en défaites Sans lever la tête… Je me serre dans son ombre Car il considère plus la face que le nombre…
Trois notes de musiques pour son humeur Il marche et marche avec ardeur… Je le suis avec toute ma peine Les murs s’écartent pour laisser des plaines…
C’était bon de marcher sur l’herbe rouge Suivant le regard du manteau qui bouge Il préférait rester en marge… C’était sans doute plus sage
Nerveux de la pointe de la plume Caressant l’aura comme une senteur qu’on hume… Distillant les récits parmi les soirées Retardant la nuit qu’on ne sait arrêter… |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Instant Mer 14 Nov - 21:19 | |
| Instant
Tout est affaire d’instant Chaque instant est profond Mais chacun différent On peut être en haut des marches Ou en bas Comme un pantin jeté de haut Désarticulé Et comme on ne remonte jamais D’autres marches apparaissent Toujours plus bas On est rejeté du haut de l’escalier Ça creuse des villes dans le marbre A force de poser les mains Les marches sont vivantes Puisqu’on est inanimé Ce sont elles qui nous crachent Toujours plus bas A chaque instant son ambiance Son parfum, ses rêves écorchés Qui impriment la mémoire De ces fantômes fusant le vide Le peignant de couleurs Sculptant les formes Au delà de l’escalier C’est un monde qui de créé Miroitant, lumineux Et nous, inanimés, prisonniers Des marches inaccessibles Nous sommes désarticulés car nous le voulons On suit la voie du marbre On se statufie Seuls les esprits de nos mémoires Nos témoins Dévoilent la réalité, la changent, la mentent La hante La hurle, la trempe de poison Pour nous seuls Seuls comme eux Dépendants, grimpants, vivants On rompt le bois et la peau Dans un ultime accès de vivre Les choses qui nous font reviennent J’ai faim, j’ai froid, je meurs Je suis en bas de cet escalier Blanc et noir Autour, les couleurs, les formes, le monde L’univers diaphane Inaccessibles Je remonte Les aiguilles tournent à l’envers Je remonte ma pendule Mon espace et mes époques Mes siècles et mes dynasties Mes millénaires de pierre et de fer De feu et de veines Traversant le temps Je trotte sur le cadran Les marches défilent plus vite L’air s’ouvre devant moi Fait vibrer les formes, les nuées Les atmosphères Les changent en vampires Je suis poursuivi Mais je vois le bout Enfin lueur espérée ! Bourreau de mes craintes Et de mes espoirs à la fois Je m’éreinte et je me perds Dans cette ligne droite Les ombres de prolongent Crépuscules et nuages sur l’escalier J’atteins le sommet Là où j’ai décidé De me laisser tomber Comme une marionnette De la chair au bois Du bois à la pierre Recraché à chaque palier Toujours plus bas Après une longue nage parmi les étoiles J’en étais ressorti couvert de sel Statufié Fatigué, raccroché à la rive Découragé Là où j’ai pris la route Coupée du reste Tranquille et uniformes Coupant le monde Là où tout commence Je suis au dernier palier Voilà la mer Voilà le couloir Voici l’extérieur Décor planté, germé De mon choix Je ne referais pas le même A moi le dehors Je me fonds enfin Parmi les formes, les couleurs et mes légions d’ombres Derrière la paroi Enviée depuis des yeux fossiles. |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Paysages Lun 19 Nov - 21:15 | |
| | Comme un paysage gelé en surface ; attendant qu’on le crève, qu’on le gratte et libère les trésors souterrains, les mains froides de folie. Comme une vitre inaccessible par ses reflets, sous les yeux proches jusqu’à l’impossible. Comme un animal qui se déglingue, perd ses pièces en cours de route et rapetisse. Comme les statues qui parlent la nuit noire tombée et s’effritent volontiers pour revenir au coffre à jouet. Comme un menteur créateur de mondes parfait dans la tête des enfants… menteur… menteur… tout le temps… et on l’oublie lui, pas son monde merveilleux, et il est tranquille. Il rit dans l’ombre. Il a comprit lui, il sait, lui. Seuls les méchants peuvent se vanter de connaître le monde car c’est la vérité, il faut être aveugle pour sentir le monde et rester sain. Comme l’incompris et sa soif. La soif. La soif c’est de ne plus se sentir. Comme les îles au loin des sciences. Comme l’auteur du texte ultime dans son esprit et qui ne peut pas l’écrire. Comme la pluie qui noie le soleil. Comme le bleu et les pétales brulées qui s’étreignent… |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Cosmos Lun 19 Nov - 21:16 | |
| Elles nous observent et nous guident Depuis l’aube de la ronde Jamais de faiblesses ou de rides Et ce jusqu’au crépuscule du monde
Elles nous réchauffent et nous entourent D’amour et de haine Nous voient grandir et mourir avec peine De haine et d’amour
A travers la glace sans teint De notre brève destinée Une main qui nous tient Jamais ne nous trahissez
Vous l’espoir la force l’espérance Dans notre brève existence Tapies dans la mentalité des Humains Une main qui nous tient
Nous vivons par vous Nous aimons par vous Nous pensons par vous Nous survivons par vous Nous réagissons par vous Oui nous survivons par vous…
D’amour et de haine
Valeur enfouies sous le cosmos de nos pensées Tous nous les avons un beau jour cachées Dans le cauchemar des réalités entremêlées Nous avons crié hurlé pour vous appeler
Nous haïssons par vous Nous nous battons par vous Nous détestons par vous Nous nous effrayons par vous Nous nous tuons par vous
De haine et d’amour
Vous nous guidez Vous nous aimez Vous dépendez de nous Vous survivez par nous
Vous existez par nous Parce que nous croyons en vous Espoir force espérance Amour et haine Vous n’existez pas
Nous croyons juste en vous parce qu’il le faut Sinon à quoi bon la vie ? |
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Veritseger Admin

Inscrit le : 22 Juin 2007 Messages : 190 Localisation : Quelque part entre la Terre et Saturne...
| Sujet: Re: Poèmes Mar 20 Nov - 14:52 | |
| A quoi bon la vie? On se le demande... A rien, peut-être? Mais qu'importe! Elle est là, faisons avec... _________________
Là où le silence et la solitude Croisent la nuit et le froid, J'attendis comme on attend en vain, Si net et si précis était le vide.
Sophia de Mello Breyner |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: C'était un jardin Dim 25 Nov - 19:21 | |
| C’était un beau jardin grand comme le monde Écoutant la terre qui gronde
La peste soit d’Eden
La corruption s’étend Sèche comme la pierre Sans sentiments Ni peur ni frontières
Regardez ancêtres La pourriture ici-bas N’a pas de raison d’être Et pourtant elle est là
La plaie se répand Foudroyant le pommier Surplombant les rivages Détruisant les bois brulés Sans sentiments Elle continue ses ravages
La noirceur mécanique Pourrit les branches tombées Sous vos yeux cyniques Ancêtres dépravés
Admirez ancêtres Eden fane Eden pourrit On ne nous l’a pas donné Mais on le détruit…
La peste soit d’Eden Il ne nous appartient pas Toujours plus de gangrène Sur les jardins divins Et la vie s’arrêta Au lendemain matin…
Nous vengeons-nous pour notre exil D’il y a des millénaires Corrompre notre mère nous semble si facile Tout comme notre piètre terre
Toujours Torturant notre mère Pestiférant les terres Et brouillant l’atmosphère…
Elle nous a donné son ennemi L’intelligence de détruire N’épargnant aucune partie De son corps à nuire
Admirez ancêtres Eden fane Eden pourrit On ne nous l’a pas donné Mais on le détruit…
Dernière édition par le Mer 5 Déc - 16:39, édité 1 fois |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Désert Dim 25 Nov - 19:24 | |
| Sa marche est sans fin C’est un désert qu’elle traverse Errante du soir au matin C’est un désert sans averses
L’instinct de survie l’anime Et elle foule de ses pieds Cette grande foule anonyme Qui pardonne par milliers
Le grain de sa peau est comme eux Les grains de sable Paysage toujours jaune et bleu Sous le vent sec foule affable
Elle heurte les épaules passantes Les dunes l’observent avancer Le soir dessine des ombres mouvantes Dans la multitude emprisonnée
Aucun ne le regarde tomber A genoux parmi les grains Bien improbable destinée Que celle où on lui tend la main
Mais là une esquisse Une main attrape son bras La relève avec délice Elle n’est plus seule dans ses pas
Les gens qui l’évitaient Regardent à présent en bas Et la voient |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Errant en pleine lumiere Dim 25 Nov - 19:25 | |
| Errant en pleine lumière Je me demande Où est chez moi ? La bouche grande ouverte Je bois l’air comme il vient Froid et toxique Soleil blanc sur la route Emmitouflé sous les écharpes Des tonnes de tissu contre le froid Me font peiner un peu plus A chaque pas Seuls les crissements du sol Transpercent le silence Et mon souffle diminue
Pluie sur la peau Je suis étendu à terre Faim et soif Ça veut dire que je suis vivant Plus de neige, de la pluie Toujours la lumière crue Sans arc-en-ciel Trempé, les vêtements Aspirent l’eau sans fin Les gens courent Leurs jambes défilent
La nuit cette fois Du feu au loin Trop loin pour me réchauffer Toujours la fuite Le piétinement Un enfant apparaît Dans mon champ de vision Il est tombé dans l’eau Il pleure, tout le monde Passe sur lui Il est comme moi A la seule différence Que je suis encore en vie
L’aube, le froid toujours Pas de force Je ne veux pas me lever Des corps écrasés Mais plus de vie Ni de mouvement Les flaques s’évaporent lentement On voit peu de choses Au niveau du sol Mais je perçois une pulsation Le tremblement s’amplifie Du noir sur les yeux
Nouveau réveil Je suis décidemment Coriace contre le froid Des silhouettes debout Marchent au pas Dans le sens inverse De celui où sont partis Tous les gens
Des soldats porteurs de mort Avancent près de moi Je suis mort pour eux Ils ont l’air satisfaits Il ne peut en être autrement Quand on tient la crosse du fusil Le fracas de leurs bottes Résonne sur mes tympans Fatigués, si fatigués
L’engourdissement perdure J’entends de moins en moins Sauf si c’est le silence qui s’installe Je suis donc seul Je peux faire le mort Sans crainte d’être découvert
Je le veux Il s’agira de mon plus grand effort Depuis que je suis allongé ici Les mains paralysées Se réveillent Sortent de la léthargie De l’hibernation même Une grande poussée Une grande douleur Et me voilà Sur le dos Je me suis épuisé
La lumière du soleil filtre peu Des oiseaux caressent le lait Des nuages gris Il pleuvra encore Ça y est les premières gouttes Tandis que je m’endors
Des mois ont passé Le printemps Me réchauffe Le vert s’installe Mes yeux en avaient oublié La saveur L’herbe pousse La nature n’est pas morte Le sol n’est plus dur sous moi Je crois que je vais rester encore un peu
Je suis mort pour tous |
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Rafoufou

Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 78
| Sujet: Voix déformée Sam 1 Déc - 19:20 | |
| Impressions de tout connaitre de tout avoir entendu que les paroles ont d'autres maîtres d'ignorer ce qu'ont a su
Tu reviendras, évidemment comme chaque fois on est double maintenant habitue-toi à moi
Tu allonge ta liste bientôt je m'en irai restera tes fichus poèmes idéalistes toujours les mêmes bientôt je m'en irai restera l'encre noire au revoir
La voix grésille encore derrière la porte au fond me voilà au fond te voilà |
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